Borne Photos autonome, automatique et avec galerie Web intégrée (Raspberry Pi)

Ou, mon “Photomaton* ultime de la mort qui tue”

Ma première Borne à Selphies

Aussitôt la fin du confinement validée, j’ai été de plus en plus sollicité par des Internautes pour de l’aide ou de simples échanges vis à vis de « conception » de scripts de bornes photos.
Une de ces personnes, réalisant une série de vidéos sur la réalisation de son propre « photobooth » basé sur un de mes articles, m’a donné envie de retravailler le vieux script cité dans ses vidéos. Ceci doublé au fait qu’un de mes collègues m’a annoncé son mariage, je me devais de finir, en vrai, ma borne photos personnelle afin de passer du prototype à l’objet réel.
Je remercie donc Sébastien L et Serge R pour cette source de motivation externe. Évidemment, je remercie mon épouse et mes enfants pour leur patience …

Le cahier des charges n’a pas été fixé par Sébastien, mais émane des divers cahiers des charges des Internautes sur ces derniers mois. Évidemment, il est imprégné de mon propre cahier de charges puisque mon but était de réaliser une borne photos de type professionnelle, c’est à dire pouvant être mise en place pour autrui comme dans le cadre d’une vente ou d’une location car cela ajoutait de la difficulté et donc un aspect plus professionnel à cette expérience.

Les principes généraux :
• Il faut que le système démarre dès la mise sous tension et que le programme soit en lancement automatique sans intervention humaine (ni clavier, ni souris). Pour autant, il est indispensable de pouvoir garder la main avec possibilité de fermer le programme.
• Les photos disposant de données EXIF utilisées par certains programmes, il faut soit les conserver, soit les créer. Donc le système doit rester à l’heure et à la date du jour.
• La sécurité impose la duplication des images en cas de corruption du support système et cela tout au long de l’utilisation, mais sans la moindre intervention des utilisateurs.
• L’utilisation doit se résumer à appuyer sur un bouton pour réaliser une action sans autre dispositif d’entrée
• Le respect de la confidentialité des données impose de purger les images du système sans perdre l’aspect « sécurité des images ».
• L’arrêt du système doit être enfantin tout en étant limité en accès et manipulation.
• L’objet fini doit être léger et peu onéreux à produire.

Les fonctions principales du script :
• Un écran d’accueil avec une image personnalisée (pas de prévisualisation continue) et n’afficher l’image de la caméra (prévisualisation) qu’une fois une photo demandée.
• Afficher le flux vidéo en mode miroir (mouvements et positionnement plus aisés) durant quelques secondes avant prise du cliché.
• La prise d’une photo avec ajout d’un tampon à l’effigie de l’événement.
• La prise de 3 photos à suivre avec mise en page sous forme d’une image en grille de 4 : les 3 photos et un logo en lieu et place du 4ème espace disponible.
• La prise de 8 photos à suivre avec mise en page sous forme d’une image en grille de 9 : les 8 photos et un logo en lieu et place du 9ème espace disponible.
• Dans tous les cas, retourner la photo pour la remettre à l’endroit (dans le cas où les gens écrivent un message sur une ardoise ou portent un tee-shirt avec du texte par exemple).
• Afficher l’image finale quelques secondes avant de retourner à l’accueil.
• Un arrêt sécurisé par « poweroff » et synchronisation finale des images sur des clefs USB.
Les fonctions additionnelles au script :
• La copie synchronisée des images sur deux clefs USB de sauvegarde toutes les X minutes.
• La diffusion des images sur un réseau privé ; images accessibles via téléphone et/ou tablette et/ou ordinateur donc grâce à une interface Web.

Les petits plus :
• Lors du branchement, le Raspberry Pi démarre sous Rasbian ou Raspberry Pi OS (selon le dernier nom en vigueur) puis ne lance pas le script python mais exécute une instance de Lxterminal qui va lancer ledit script. Cela permet de reprendre la main en faisant simplement un pkill lxterminal soit en se connectant en SSH (accès distant) soit en passant en mode console (accès physique via un clavier).
• Deux images imprimées peuvent être collées sur la borne afin de permettre aux gens de « flasher » le QR Code de connexion au HotSpot ainsi que le QR code d’accès au site.
• Le curseur de la souris disparaît au lancement du script.

Les caractéristiques ci-dessus ne l’exigent pas, mais l’usage du Raspberry Pi s’impose presque d’emblée pour ses qualités intrinsèques : il démarre à la mise sous tension, peut faire tourner un système d’exploitation ayant des bases réputées (base Debian), est facilement programmable et améliorable (ajout des boutons sur les ports GPIO ; ajout d’une Horloge Temps Réel, …), dispose d’un coût d’achat et d’exploitation très faible. Un avantage indéniable est également son facteur forme permettant de le glisser presque partout.
A titre personnel, j’ai utilisé le Raspberry Pi 3B+ en ma possession. Un Raspberry Pi 4 serait plus véloce, mais le but n’est pas d’en faire un produit commercialisable « pour de vrai ».

Le matériel :
• Un Raspberry Pi 3B+ et son alimentation 5V et 3A.
• Un module Caméra V1 (5 Mpx) utilisant l’interface DSI (Display Serial Interface)
• Un module RTC DS3231
• Quatre boutons (de type bouton poussoir)
• Un écran 4/3 (le module photo V1 fait nativement du 2592×1944 soit du 4/3 ; datasheet)Sommaire :

Au sommaire :

01 – Installation du système d’exploitation

La première étape, si nous partons de zéro, est de télécharger la dernière image de « Raspberry Pi OS ». Cela se passe sur le site de « The Raspberry Pi Foundation » qui dispose de plusieurs images (et diverses manières de les obtenir).
Habitué à la chose, je préfère télécharger la version intermédiaire (version « Raspberry Pi OS (32-bit) with desktop » c’est à dire la version avec bureau, mais qui ne comprend pas tous les logiciels conseillés) via Torrent (afin de participer à la charge serveur) puis l’écrire avec Etcher.

02 – Configuration initiale

Une fois cela réalisé, il faut configurer le Raspberry Pi en suivant les indications qui apparaissent les une après les autres à l’écran.
L’étape suivante consiste à réaliser les modifications supplémentaires : activation du module caméra, du SSH, de la prise en main à distance (VNC) et du I2C via les « Préférences » afin de pouvoir utiliser la caméra et le module RTC mais aussi de piloter le système via le réseau.
Attention :
Dans « Display », ne pas oublier de passer le « screen blanking » à « désactiver » pour que l’écran ne se mette jamais en veille (comme il n’y a ni clavier ni souris, l’écran resterait noir). A noter ; mon script est en 1280×1024 px (écran 4/3)

03 – Configuration et modifications “physiques” additionnelles

Lors de cet arrêt du Rasperry Pi, il faut ajouter le module caméra (RaspiCam), le module RTC ainsi que les 4 boutons (3 boutons « photo » ; un bouton « Arrêt »).
Les boutons « photo » sont en position 18, 21 et 24 ; le bouton « arrêt » est en position 5.
Voir le site https://fr.pinout.xyz ; je suis en numérotation BCM.

Au redémarrage, il convient de s’assurer que la caméra est fonctionnelle (et bien branchée) en tapant raspistill -o test.jpg afin de vérifier que la prise de photos est possible. Cela va lancer le programme raspistill qui prendra une photo. Celle-ci sera nommée test.jpg et placée dans le répertoire /home/pi puisque la ligne ne comporte aucun argument ou option de plus.
On peut aussi tester avec hauteur et largeur spécifiées.

Essais du module RaspiCam

04 – Ajout et configuration du module RTC

La borne photos n’ayant pas vocation à disposer du réseau (pas de sortie RJ45 prévue), il faut ajouter et configurer un module RTC (Real Time Clock) qui permet de garder la mémoire du temps qui passe. Par défaut, le Raspberry Pi ne dispose pas de cet outil (le faible prix de vente entraîne des choix de fonctionnalité de la part de la Fondation) et perd donc la mémoire du temps lors de son extinction, comme quand «  la pile Bios » ou « pile CMOS » d’un ordinateur ne fonctionne plus. Ce module est aisé à trouver et se connecte facilement sur les ports GPIO.

L’installation n’est pas compliquée … une fois que la bonne méthode a été trouvée. Pour ma part, j’applique le tutoriel que j’ai écrit en avril 2020 sur le sujet après bien des déboires et qui s’intitule très simplement : Ajout d’un module RTC DS3231 au Raspberry Pi

05 – Installation des logiciels additionnels

Une fois tout cela réalisé, il reste à installer les logiciels complémentaires indispensables au fonctionnement du script et qui ne sont pas fournis par défaut.

Pour simplifier, il faut :

  • vérifier* d’avoir les prérequis relatifs au fonctionnement des divers modules python
    sudo apt install python3-picamera -y python3-dev python3-rpi.gpio -y
  • puis, installer les logiciels de modification dont j’ai l’usage dans le script ; soit :
    sudo apt install imagemagick jhead exiftool -y

* : Sur la dernière image de Raspberry Pi OS utilisée, tout était déjà implémenté. (voir capture d’écran ci-dessous)

Installation des logiciels additionnels

06 – Transfert du dossier “Photomaton”

Le script de la borne photos est « installé » par transfert d’un dossier contenant le script, le fichier son utilisé (bruit de déclencheur d’appareil photo) ainsi que la police d’écriture spécifique.
En effet, le travail de codage ou plutôt de modification et d’adaptation d’un code python existant a été réalisé sur un Raspberry Pi me servant de test pour différents « programmes » et scripts (dont plusieurs « PhotoBooth ») et ces fichiers sont conservés au sein de ce raspberry Pi ainsi que dans le NAS décrit en activité précédente, mais aussi sur le disque dur de la FreeBox.
Il suffit donc d’injecter le dossier voulu pour activer l’application désirée. En général, je transfère un dossier ZIP qui est décompressé au sein du dossier /home/pi.
Le script est disponible en ligne à cette adresse : Photomaton_x1x4x9_fond.zip

07 – Configuration d’un serveur Web (Apache2)

Avant de tester le script, il faut installer un serveur Web au sein de Raspberry Pi en installant apache2 avec la commande sudo apt install apache2 puis modifier le propriétaire (chown) et les droits (chmod) relatif au dossier html (pi doit devenir propriétaire du dossier html et on donne les droit (propriétaire et groupe) afin être autorisé à écrire dans ce dossier pour y stocker les photos) :
sudo chown -R pi:www-data /var/www/html
sudo chmod -R 770 /var/www/html

La vérification se fait avec un accès à http://localhost qui doit nous répondre avec la page Apache2 Debian Default Page bien connue des WebMasters en herbe.

Apache2 Debian Default Page

08 – Installation de PHP et de la galerie Web

Évidemment, il faut installer PHP nécessaire au fonctionnement de la galerie Web avec
sudo apt install php php-mbstring php-gd php-

Mon contenu du dossier html fraîchement créé est modifié par récupération d’un dossier de sauvegarde déjà paramétré lors des tests (le mien est déjà personnalisé). Vous, vous pouvez récupérer votre copie de Single File PHP Gallery ici : http://sye.dk/sfpg/ qu’il faudra paramétrer de la bonne manière (voir son “read-me”). Évidemment, créez un dossier “photos”, un dossier “logs” et mettez vos fichier “4logo” et “9logo”

Puisque les droits de /var/www/html viennent d’être modifiés, il est possible de coller le contenu de Single File PHP Gallery dans le dossier /var/www/html de manière graphique (par copier/coller). La galerie est donc opérationnelle.

Et on réapplique les demandes de modification des droits
sudo chown -R pi:www-data /var/www/html
sudo chmod -R 770 /var/www/html

Le test de http://localhost est satisfaisant (voir ci dessous). Si la page est noire, c’est du fait de l’absence de photo à afficher. Cela va changer avec la prise de photos.

La galerie Web est vide pour le moment

Il est donc temps de lancer le script avec le terminal en tapant la commande :
(attention, vous devez taper cette commande directement sur le Rpi et pas en ssh ; merci Yohan pour cette remarque)
python3 /home/pi/Photomaton_x1x4x9_fond/Photomaton_x1x4x9.py

Autant tester les 3 boutons maintenant pour vérifier que tout fonctionne !

  • Bouton Blanc pour 1 photo
  • Bouton Noir pour 3 photos en grille de 4
  • Bouton Rouge pour 8 photo en grille de 9

Pour vérifier le bon fonctionnement de la galerie, il faut sortir du script. Je propose la solution manuelle avec « Ctrl » + « Alt » + « F2 » afin de basculer en TTY2.
(C’est le mode ‘consoles virtuelles’ ; TTY vient de l’anglais teletypewriter)

Il suffit de renseigner son identifiant et son mot de passe puis de taper la commande magique pkill lxterminal qui aura pour conséquence de couper le processus (ça ferme le terminal).
Un « Ctrl » + « Alt » + « F7 » permet de repasser en mode graphique.

Sinon, il existe la connexion ssh avec ssh pi@ip-du-raspberry qui sera nettement plus pratique une fois clavier et souris retirés ! On en reparlera plus tard.

La visite du site http://localhost confirme le bon fonctionnement puisque les miniatures sont bien présentes et consultables en plein écran.

Les miniatures apparaissent
Et le zoom type LightBox est opérationnel

09 – Modification de l’autostart

Après cette vérification du bon fonctionnement du script, des dispositifs d’entrée (et de sortie) ainsi que de la galerie, il faut modifier le fichier de démarrage pour lancer l’application de manière automatisée.

Je commence par lancer la commande
chmod +x /home/pi/Photomaton_x1x4x9_fond/Photomaton_x1x4x9.py

Ensuite, j’édite le fichier autostart avec sudo nano /etc/xdg/lxsession/LXDE-pi/autostart pour, théoriquement, insérer python3 /home/pi/Photomaton_x1x4x9_fond/Photomaton_x1x4x9.py

Cependant, ma préférence très personnelle, et sans doute peu conventionnelle, consiste à lancer le terminal qui exécutera lui-même la commande désirée. Le but est de pouvoir couper le script en tuant le processus « lxterminal » avec un simple pkill lxterminal comme lors des tests.
Cela permet de reprendre la main très facilement.
La ligne python3 /home/pi/Photomaton_x1x4x9_fond/Photomaton_x1x4x9.py devient donc lxterminal --command="/home/pi/Photomaton_x1x4x9_fond/Photomaton_x1x4x9.py"

A ce stade, tout est parfaitement opérationnel. Mais, l’intérêt de la borne Photos tient également dans ses fonctionnalités additionnelles : la sauvegarde et la diffusion en temps réel.

10 – Mise en place de taches cron pour les sauvegardes

La sauvegarde repose sur la copie via Rsync(1) des images toutes les 3 et 5 minutes sur 2 clefs USB(2) via une tache cron créée avec crontab -e et enrichie avec
*/3 * * * * rsync -av /var/www/html/photos/ /media/pi/PHOTOS01/
*/5 * * * * rsync -av /var/www/html/photos/ /media/pi/PHOTOS02/
(1) Rsync signifie remote synchronization, soit, en français , synchronisation à distance
(2) Formatez vos clefs en PHOTOS01 et PHOTOS02 😉

11 – Installation du HotSpot

La partie diffusion nécessite l’installation d’un serveur web avec stockage des images dans un dossier photos au sein de ce serveur web (ce qui explique le chemin /var/www/html/photos/ dans la ligne de copie via Rsync), mais aussi la configuration du Raspberry Pi en Point d’accès Wifi (ou HotSpot) afin de se connecter au site Web interne (Point d’accès Wifi sans trafic Internet).

En deux mots, l’idée est que le Raspberry Pi fonctionne sans le réseau, mais génère son propre réseau Wifi permettant (si on décide de leur offrir l’accès) aux convives de se connecter au serveur Web interne afin de regarder les images.
Surtout, cela offre à un administrateur la possibilité de piloter le Raspberry en ligne de commande. En effet, à mon sens l’outil informatique doit toujours rester sous le contrôle possible avec une sortie de secours en cas de nécessité.
Grace à ce point d’accès, je peux prendre la main sur le Raspberry Pi en SSH depuis le terminal de mon téléphone portable fonctionnant sous Ubuntu ou depuis mon PC LinuxMint.

Cela permet, par exemple, de faire une démonstration avant l’événement sans laisser les images de test dans la galerie : depuis le mariage, j’ai prêté la Borne Photos pour une soirée chez une amie d’un de mes enfants.
Le rassemblement étant en extérieur, inutile de compter sur le réseau et je ne voulais pas m’embêter avec clavier et souris (il faut ouvrir la borne).
Une fois les photos de démonstration réalisées, l’accès en SSH permet de purger les dossiers /var/www/html/photos/ ; /media/pi/PHOTOS01/ et /media/pi/PHOTOS02/.

La commande peut tenir en une ligne rm /var/www/html/photos/2020* && rm /media/pi/PHOTOS01/2020* && rm /media/pi/PHOTOS02/2020*

Un exemple en image depuis un PC avec purge du dossier /var/www/html/photos/ de manière sélective : suppression des images du 12/09/2020 (captures réalisées a posteriori) :

Affichage de la Galerie et listage du répertoire /var/www/html/photos (connexion HotSpot)
Suppression de certaines photos et nouveau listage du répertoire /var/www/html/photos

La première installation du HotSpot a été grandement facilitée par un tutoriel sur un site anglais. Malheureusement, celui-ci n’est plus accessible. Cependant, voici la procédure émanant de diverses recherches et notes afin d’expliciter les choses sans « bêtement » les appliquer :

Installation de hostapd (Hostapd permet la création d’un point d’accès Wi-Fi) et de dnmasq (dnmask est un serveur de cache DNS) avec : sudo apt install hostapd dnsmasq -y

Puis passage en mode arrêt de ces services pour pouvoir les configurer :
sudo systemctl stop hostapd
sudo systemctl stop dnsmasq

Édition des paramètres de configuration du point d’accès :
sudo nano /etc/hostapd/hostapd.conf

Et il faut coller ce bloc (SSID et wpa_passphrase à personnaliser)

interface=wlan0
driver=nl80211
ssid=Borne_Photos
hw_mode=g
channel=6
wmm_enabled=0
macaddr_acl=0
auth_algs=1
ignore_broadcast_ssid=0
wpa=2
wpa_passphrase=Borne_Photos
wpa_key_mgmt=WPA-PSK
wpa_pairwise=TKIP
rsn_pairwise=CCMP

L’explication :

# Interface wlan du Wi-Fi --> interface=wlan0
# Drivers Linux --> driver=nl80211 
# Nom ou SSID du spot --> ssid=Borne_Photos 
# Mode Wi-Fi utilisé (ici : IEEE 802.11g soit 2,4GHz) --> hw_mode=g 
# Canal (chanel) de fréquence --> channel=6 
# Activation (1) ou non (0) de WMM (amélioration flux audios, vidéos et voix sur le réseau 
# par gestion de la qualité de service (QoS). Inutile pour nous. --> wmm_enabled=0 
# Filtrage par adresse MAC ? (ici=non) --> macaddr_acl=0 
# Wi-Fi ouvert (0) ou sur autorisation (1) --> auth_algs=1 
# Obliger les clients à connaître le nom du réseau --> ignore_broadcast_ssid=0 
# Utilisation de WPA2 (Wi-Fi Protected Access) --> wpa=2 
# Mot de passe d’accès au réseau --> wpa_passphrase=Borne_Photos
# Utiliser une clé existante --> wpa_key_mgmt=WPA-PSK 
# Modes de chiffrage autorisés (AES et TKIP autorisés) --> wpa_pairwise=TKIP 
# Utiliser AES, au lieu de TKIP -->rsn_pairwise=CCMP

Édition des paramètres de configuration du point d’accès :
sudo nano /etc/default/hostapd

Ajout de la ligne (à la fin du fichier) disant de prendre en compte notre fichier hostpad.conf ci-dessus.
DAEMON_CONF="/etc/hostapd/hostapd.conf"

Édition des paramètres de configuration du proxy :
sudo nano /etc/dnsmasq.conf

A la fin du fichier, il faut ajouter ce bloc

# Borne_Photos configuration sans accès à Internet :
# Le nom de l’interface utilisée
interface=wlan0
# Ne transmet pas les requêtes avec nom de domaine incomplet
domain-needed
# Ne retourne pas toutes les requêtes DNS inverses
bogus-priv
# plage d'adressage IP, masque et durée du bail
dhcp-range=192.168.50.150,192.168.50.200,255.255.255.0,12h

Édition des paramètres de configuration des adresses IP fixes en forçant le daemon DHCPCD à utiliser une adresse IP précise :
sudo nano /etc/dhcpcd.conf

En fin de fichier, ajouter ceci :

nohook wpa_supplicant
interface wlan0
static ip_address=192.168.50.10/24
static routers=192.168.50.1

Pour éviter une erreur lors de l’activation de hostapd, on le rend « unmask » :
sudo systemctl unmask hostapd

12 – Redémarrage (sudo reboot) et utilisation finale

Au redémarrage du Raspberry Pi, la borne Photos est totalement opérationnelle :
• Le script est en cours d’exécution dès le démarrage,
• Le système est à la bonne date/heure,
• Le serveur Web est fonctionnel et le HotSpot est actif.

Et les vérifications le confirment :
• Les photos sont bien sauvegardées de manière récurrentes sur les 2 Clefs USB selon les délais voulus (toutes les 3 minutes pour l’une et toutes les 5 minutes pour l’autre).
• Enfin, elles sont sauvegardées une dernière fois, mais également supprimées de la carte SD, lors de la pression sur le bouton d’arrêt (oui, je le prête à mon collègue, mais je n’ai pas à voir les images de son mariage ; principe de base de respect de la vie privée).

⇒ Ce projet est donc maintenant totalement finalisé et opérationnel.

Conclusion :
Cette activité est rapide à réaliser … après expérience. La partie conception théorique de la borne (objet) et des fonctionnalités est un travail de longue haleine pour un non professionnel.
Au final, le temps de codage de ce script a été assez rapide. Cependant, le travail sur le scripting au sens large a été très long du fait de mes nombreuses recherches dans diverses directions (et a donné lieu à de nombreux autres scripts dans diverses variantes dont je ne parlerai pas ici).
La partie conception physique s’est déroulé sur un laps de temps important, sans plan précis, faisant suite aux choix de situation, le but étant d’acheter le moins possible et de s’adapter (choix de vie ; je préfère le détournement et le ré-usage plutôt que jeter et acheter).



Post Scriptum :
1 – Selon la décision prise, il est possible de positionner sur la borne (ou sur l’image d’accueil) le QR code de connexion au Wi-Fi et le QR code d’accès à la Galerie.
C’est un choix personnel selon l’événement. Ça peut être marrant, mais les gens sont-ils pas déjà suffisamment la tête dans leurs SmartPhones ???

2 – En bonus, une commande sympathique à taper sous Linux pour sauvegarder sa carte SD sur son NAS avant de recommencer tout à zéro pour vérifier que tout fonctionne parfaitement (j’applique toujours, au minimum, la triple vérification ; deux installations avec prises de notes avant et une (voire plus) réinstallation à zéro en suivant uniquement la procédure après sa rédaction.
La commande prend la carte SD en fichier d’entrée (if pour Input File) et l’injecte avec gzip via un pipe dans le dossier tmp puis réalise une copie ssh (scp) vers le NAS.

sudo dd if=/dev/mmcblk0 | gzip -c > /tmp/image_borne_photos.img && scp /tmp/ image_borne_photos.img root@192.168.0.111:/srv/dev-disk-by-label-RaidMiroir500WD/partage/alban/ image_borne_photos.img

Ce qui donne une image de 3,7 GB pour une carte SD de 16GB.

* : Je rappelle que Photomaton est une marque déposée

A propos de Alban

Papa de 4 enfants étant lui même resté un enfant. Diététicien-Nutritionniste tombé par obligation dans l'informatique à 22 ans pour le boulot et s'étant "un peu" pris au jeu ... Pas un génie de l'informatique (loin de là), mais intéressé et carrément orienté Linux et entraide.

14 commentaires à propos de “Borne Photos autonome, automatique et avec galerie Web intégrée (Raspberry Pi)”

  1. Rétroliens : Photomaton avec prévisualisation (sous Raspberry Pi) – TREVILLY.COM

  2. Une fois de plus, excellent tuto rédigé par tes soins, simple de compréhension, c’est fluide, réaliser un photobooth devient un jeu d’enfant pour les moins aguéris grace a toi !
    Ma fille a eu avoir son photobooth pour son anniversaire, et comment te dire qu’elles en bien profités toute l’aprem !
    Aujourd’hui ma version “simple” de transformé en “connecté avec galerie en ligne” et c’est vraiment une excellente amélioration.

    Deux petites choses qui m’ont un peu fait galérer :
    – La longueur du mot de passe du hotspot qui doit impérativement faire Minimum 8 caractères (je n’avais pas lu les commentaires …)
    – le ‘/’ a la fin du chemin d’accès de la galerie dans le fichier index.php sans ce dernier affichage des vignettes mais pas des images (indiqué dans le readmi … Mais quand tu as un peu (beaucoup) de mal avec l’anglais … Tu as tendance a loupé ce genre de détail )

    Bonne continuation a toi l’ami, encore BRAVO pour tout ce travail partagé, et merci pour tout.

  3. Bonjour,
    Super tuto, félicitations pour le taf réalisé !!!
    Je recherche la possibilité d’avoir un bouton supplémentaire qui moyennant une imprimante raccordée au Raspberry, pouvoir réaliser l’impression de la photo ou de la composition
    Mais mes connaissances étant limitées je galère un peu
    Au cas ou l’idée vous paraissent intéressante 😉
    A+

    • Merci !
      Réponse rapide en mangeant :
      Pour l’impression, soit on lance “bêtement” à chaque fois (idiot à mon sens en terme de gaspillage), soit on fait une boucle d’attente au moment de l’afficahge de la photo prise avec 2 boutons : 1 pour oui, on imprime et on repart à l’accueil ; 1 pour non, on n’imprime pas et on repart à l’accueil.
      Bref, facile en théorie.
      J’avoue que ne connaissant pas le python, j’ai bien galérer à trouver l’astuce (plusieurs heures de recherches et tests).
      Un prochain tuto à venir ??? …

      ++

  4. La grande grande classe… Bravo Alban… tes explications sont très claires, et ton talent est à la hauteur de ta gentillesse… bravo pour ce que tu fais…

    • Yo Ju,

      Merci pour cette spontanéité.
      Pour expliquer le “ton talent est à la hauteur de ta gentillesse”, je précise aux Internautes que j’aide, sur mon temps personnel (avec parfois un peu trop d’enthousiasme (selon ma femme et les enfants … :-s ) certaines personnes dans leurs projets (on passe en privé pour ne pas polluer inutilement les commentaires).
      Mais à moi de vous remercier tous car c’est cela le sens du partage : apporter aux uns ce que d’autres nous ont apporté ; mais aussi progresser avec et par les autres car les avis et les discussions aident à aller de l’avant dans ce type de projets.

      Au plaisir,

  5. Bonjour, Grand merci Alban pour tout ce travail !

    Superbe tuto très explicatif et précis !

    Pour info , à l’étape de l’installation du Hotspot , au choix du “wpa_passphrase” choisissez bien un mot de passe de plus de 8 caractères ( mini requis en WPA )… car à moins vous ne pourrez jamais voir/vous connecter a votre hot-spot.

    @+fred

    • Merci Fred

      Et merci pour cet ajout sur la longueur de champ PassPhrase ; je l’intègre dans l’article !
      De la à conseiller de noter “Alban-est-Grand” (15 caractères), il n’y a qu’un pas 😀

      @+

  6. Salut Alban, j’ai donc l’honneur de laisser le 1er commentaire sur ce photomaton de la mort, the photobooth, sans doute la prochaine référence pour les fans de DIU qui vont s’aventurer par ici. J’ai eu plaisir à lire l’avancée de ce travail et je ne doute pas une seconde que chacun y trouvera son bonheur, avec un script on ne peut plus complet, parfaitement abouti.
    Bravo et merci

    • Merci Yohan,
      Avec plaisir 😉
      Il est vrai que le temps investi dans ce projet est extrêmement important.
      Alors que, in fine, une fois tout le travail de recherche et conception passé, l’article semble presque trop facile, j’avoue y avoir passé des jours et des jours.
      Je vais tenter d’enrichir le tutoriel avec la partie conception du boîtier car ma seconde borne à Selphies et nettement mieux que la première alors que fabriquée en 3 jours sur annonce d’un autre mariage surprise !
      A bientôt,

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